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Produits > Détection Incendie/ Gaz
L’incendie domestique : un mort par jour
Les incendies domestiques tuent tous les jours.
Le risque est connu.
Pourtant, seulement une petite partie des Français a équipé son domicile avec un Daaf. Tentative d’explication…
Daaf en France un taux d’équipement très faible
Selon une étude réalisée par First Alert 1, 89,5 % de la population française ne sont toujours pas équipés de Daaf.
Pire, ils sous-estiment même l’utilité d’un tel moyen de prévention.
En France, seulement 10, 5 % de la population française sont équipées de Daaf alors que dans d’autres pays occidentaux on rencontre des taux d’équipement plus élevés :
- 98 % en Norvège,
- 95 % aux Etats-Unis,
- 89 % au Royaume-Uni,
- 65 % au Pays-Bas
- 54 % en Belgique.
Un Daaf, c’est quoi ?
Les Détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (Daaf), comme le précise la norme NF 292 – DAAF (révision 2) sont des
« produits de sécurité domestique destinés à être installés à l’intérieur des logements, à l’exclusion des parties communes. Ils permettent d’assurer la sécurité des personnes présentes en les alertant par une alarme sonore de toute apparition de fumées lors d’un début d’incendie. Ils doivent être conçus et fabriqués pour répondre aux besoins du grand public, faciles à installer, fiables, d’une maintenance aisée pouvant être assurée par le consommateur lui-même. Enfin, ce sont des produits en attente d’une sollicitation extérieure qui peut n’intervenir que plusieurs années après leur installation. Ils doivent alors être immédiatement aptes à l’emploi et fonctionner sans faille ».
- Deux technologies :
- Les détecteurs ioniques réagissent en fonction de la modification moléculaire d'un composant radioactif qu’il contiennent. Pour des problèmes liés au recyclage de ces composants, ces détecteurs sont interdits à la vente en France. Interdiction réitérée dans un avis publié au JO le 16 mai 2006.
- Les détecteurs photoélectriques ou optiques, basés d'une détection photoélectrique, fonctionnent sur le principe de la diffraction de la lumière : une chambre d’analyse omnidirectionnelle détecte la fumée par le principe de la lumière dispersée.
Le Daaf : méconnu et inutile ?
C’est un des constats les plus étonnants de cette enquête : bien que de nombreuses opérations de prévention aient été engagées 36,5 % des Français qui n’ont pas encore installé de Daaf n’en voient pas l’utilité.
Le DAAF est pourtant à l’heure actuelle la solution la plus efficace pour prévenir les incendies domestiques (dont les causes principales demeurent les courts-circuits, les surchauffes dans l’installation électrique, les cigarettes mal éteintes, etc.).
Rappelons que le temps est compté dès qu’un incendie se déclare dans l’habitat : une simple flamme peut se transformer en brasier incontrôlable en seulement 3 minutes.
Ce ne sont pas les flammes qui sont les plus meurtrières dans un incendie domestique mais la fumée. Cette dernière ne réveille pas les occupants de la maison ou de l’appartement.
Elle asphyxie et tue : le monoxyde de carbone et le cyanure qu’elle contient plongent l’individu dans un sommeil profond, réduit ses capacités motrices et ses sens. 80 % des décès sont dus à l’intoxication par la fumée et 66 % des victimes meurent par asphyxie dans leur lit.Seul un Daaf est capable de détecter la fumée très rapidement et de doubler les chances de survie lorsqu’un incendie2 se déclare.
Les normes : caution et garantie indispensables
Les normes certifiant la qualité du DAAF représentent des cautions indispensables à l’achat du produit.
D’ailleurs, 80% des personnes interrogées y sont sensibilisées. Un Daaf doit effectivement afficher des certifications spécifiques donnant aux consommateurs des garanties de contrôle et de qualité.
Les Daaf doivent être certifiés en priorité selon la norme européenne EN 14604 obligatoire en France depuis le 1er mai 2007 et dans le reste de l’Europe à partir du 1er août 2008.
Les consommateurs peuvent s’assurer que le produit a été testé et certifié et que l’usine est annuellement contrôlée par un organisme reconnu par la Commission Européenne grâce à la présence du logo, sous-titré d’un numéro obligatoire.La norme NF est, quant à elle, une garantie de contrôle supplémentaire recommandée.
Cet article est extrait du Magazine APS - numéro 167 de Janvier 2008.